Apple Car : et si Apple suivait la même stratégie industrielle que celle de l’iPhone ?

Après un embrasement de déclarations et de rumeurs au début de l’année, la situation s’est calmée autour de l’hypothétique Apple Car. Début février, le groupe Hyundai sonnait la fin de la récré en déclarant officiellement qu’il n’était plus en discussions avec Apple. Cela signifie-t-il que le projet de Cupertino est au point mort ? Avec Hyundai, oui, mais il y a d’autres voies pour créer un véhicule.

Trois options s’offrent à Apple. La première, sans doute la plus rapide, est de s’allier à une marque existante pour tirer parti de ses technologies et de ses capacités de production. C’était (c’est toujours ?) manifestement une piste explorée par Apple, qui était, selon des rumeurs, intéressée en particulier par la plateforme E-GMP de Hyundai.

Dans ce cas de figure, Apple utiliserait donc la base de son partenaire, mais personnaliserait grandement le reste. D’après un ancien manager d’Apple et de Tesla qui s’est confié à Bloomberg, la Pomme voudrait repenser la manière dont les voitures sont conçues, de l’esthétique extérieure jusqu’aux sièges. Or, même si des discussions ont lieu avec Apple, la plupart des constructeurs ne voudraient pas être relayés au rang de simple partenaire industriel.

Deuxième option pour Apple, y aller seul alors. Apple pourrait bâtir ses propres usines d’où sortiraient ses voitures. Une marque y est parvenue : Tesla. Mais cela ne s’est pas fait sans mal, Tesla a dû dépenser des milliards de dollars et passer au bord du gouffre avant de dégager finalement un bénéfice l’année dernière. Et puis les marges des industriels ne sont pas celles d’Apple. Même l’usine du Texas où sont assemblés une partie des Mac Pro n’appartient pas à Apple, elle est sous la houlette d’une société nommée Flex.

Apple préfère s’appuyer sur des sous-traitants pour faire fabriquer les produits qu’elle conçoit. C’est la troisième option pour l’Apple Car : faire équipe avec un industriel qui n’a pas sa propre marque. Apple aurait pensé, au moins autour de 2016 lors des premières rumeurs sur le projet Titan, à Magna, qui fabrique des véhicules pour le compte de BMW, Mercedes-Benz ou encore Jaguar Land Rover.

Foxconn, qu’Apple connait sur le bout des doigts, ferait aussi un excellent candidat. L’indispensable sous-traitant de l’iPhone est en train de se diversifier dans la production automobile. Foxconn a annoncé pas plus tard que le mois dernier qu’il allait produire le prochain véhicule électrique de la marque américaine Fisker. Cela impliquerait qu’Apple conçoive de A à Z, ou presque, la voiture. Un sacré projet que l’entreprise pourrait avoir l’intention d’accomplir au vu de toutes ses embauches dans le domaine.

Sans coup de pouce de la part des marques déjà sur le marché, cette stratégie industrielle calquée sur celle de l’iPhone apparait comme la plus probable. Mais la route est longue, et on n’est pas à l’abri de surprises en tout genre, allant d’acquisitions importantes à l’abandon du projet, selon l’ambition réelle de Tim Cook.

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